Pour les mémoires défaillantes

Avant de retracer ce que fut notre réflexion constructive en cette période, il est peut-être bon de rappeler, pour les mémoires défaillantes, que l’activité artistique, littéraire, philosophique, scientifique, ne se trouvait pas sensiblement ralentie par la guerre et ses périls, ni par l’occupation et ses servitudes. On a assez répété que ces temps étaient propices aux longues lectures, et en effet les Français lisaient beaucoup, en marquant une préférence pour les livres d’histoire, tout au moins pour les histoires romancées. C’était une manière de s’évader dans le passé, de faire oraison, mais aussi de mieux dominer le présent et de ménager les perspectives de l’avenir. Mais les romans ne manquaient pas de public, les cinémas et les théâtres ne désemplissaient pas, la radio, pas toujours de très haute qualité, mais où la bonne musique compensait les mauvais sketches, ne servait pas qu’à écouter les bourrages de crânes londoniens…

Liga  F.Conem. Mémoires def.

Friday, June 7th, 2013 Culture, FRANÇAIS, Uncategorized