Le III Reich et le sionisme

Un mot du rédacteur en chef.
Au cours d’une de mes lectures d’étudiant, dont j’ai malheureusement
perdu la référence, j’avais appris qu’en dehors du Reich,
la chute de Stalingrad avait donné lieu à des manifestations de
douleur dans un endroit aussi inattendu que Tel Aviv, en
Palestine. Mon étonnement était depuis lors renforcé par la lecture
des comptes rendus de contacts entre les sionistes et les
nationaux-socialistes alors que la guerre était pratiquement perdue
pour le Reich. Comment expliquer ces proximités qui semblent
contre-nature ?
La lecture du remarquable travail de Mark Weber permet
aujourd’hui de mieux comprendre le genèse des étroites relations
entre sionistes et nazis.
Mais il reste une hypothèse que j’aimerais voir débroussaillée
: si des relations ont pu se nouer si facilement entre sionistes
et nazis, c’est qu’ils partageaient beaucoup d’analyses
quant à la race et à la conception de la nation et de son destin
historique. N’oublions pas que nombre des sionistes des années
trente avaient été formés en Allemagne et partageaient avec
leurs concitoyens allemands le même bain idéologique. Pour
caricaturer un peu, on pourrait dire que ces sionistes auraient
fait d’excellents nazis s’ils n’avaient été juifs.
Au risque de choquer des lecteurs, ne peut-on pas risquer
l’opinion qu’Israël est le seul État contemporain qui se situe
dans une certaine continuité idéologique avec l’Allemagne
national-socialiste ?
ANDRÉ CHELAIN

Liga  Le III Reich et le Sionisme

Friday, September 29th, 2017 FRANÇAIS, Versus